24 septembre 2026

PhytoArk renforce les passerelles entre recherche et innovation

Comment rapprocher davantage les compétences scientifiques des besoins concrets des entreprises ? C'est autour de cette question que PhytoArk a accueilli, le 24 août dernier à Conthey, plusieurs professeurs de la HES-SO pour une rencontre avec les entreprises et acteurs de l'innovation présents sur le site.

L’objectif était simple : mieux connaître les expertises de chacun pour faire émerger de nouvelles collaborations.

Des expertises très complémentaires

Fermentation, biotechnologies alimentaires, procédés industriels, protéines végétales, corps gras, analyse sensorielle, microbiologie ou encore nutrition : les échanges avec Sandra Galle, Mickaël Beyrer et Kim Mishra ont permis de mettre en lumière un large éventail de compétences disponibles au sein de la HES-SO Valais-Wallis.

Ces expertises font directement écho à plusieurs activités développées au sein de l’écosystème PhytoArk, notamment autour de l’extraction, du développement d’ingrédients naturels, de la formulation, de la valorisation de ressources végétales et du passage à l’échelle pilote.

Les entreprises Tauderma, Nectariss, Phytosphere Swiss Lab, Óouliri et Mediplant ont ainsi présenté leurs activités et plusieurs de leurs projets d’innovation, offrant autant de points de départ possibles pour de futures collaborations.

PhytoArk comme passerelle entre recherche et applications

Implanté à Conthey, PhytoArk rassemble sur un même site des infrastructures, des compétences scientifiques et techniques ainsi qu’un réseau d’entreprises et de partenaires actifs dans le domaine des ingrédients naturels et de leurs applications.

Sa vocation ne consiste pas nécessairement à réunir toutes les compétences en interne, mais plutôt à connecter les bons acteurs au bon moment : chercheurs, entreprises, producteurs, experts technologiques ou partenaires industriels.

Cette rencontre avec la HES-SO illustre pleinement cette ambition. Un résultat de recherche, une expertise scientifique ou une technologie peuvent trouver à PhytoArk un terrain d’application auprès d’une entreprise. Inversement, une problématique rencontrée par une entreprise peut devenir le point de départ d’une collaboration avec une équipe académique.

Les échanges ont notamment fait apparaître des perspectives autour de la fermentation, du changement d’échelle, des procédés de transformation, des corps gras, de la valorisation des protéines végétales ou encore des nouvelles approches digitales appliquées à l’analyse sensorielle.

Des outils pour transformer les idées en projets

Créer des connexions constitue une première étape. Encore faut-il pouvoir transformer une bonne idée en projet.

Rafaël Schmitt, de CimArk, a ainsi présenté les différents outils proposés par la Fondation The Ark pour soutenir l’innovation et le transfert de technologies.

Un accent particulier a été mis sur l’Accélérateur de technologies, qui accompagne la valorisation de technologies et de savoir-faire issus notamment du monde académique vers des applications concrètes et des opportunités de marché.

Cette articulation entre recherche, infrastructures, entreprises et outils de soutien à l’innovation constitue précisément l’une des forces que PhytoArk souhaite développer.

Une première rencontre appelée à en susciter d'autres

Cette journée n’avait pas pour objectif de définir immédiatement de nouveaux grands projets collaboratifs. Elle devait avant tout permettre aux participants de mieux connaître leurs compétences respectives et d’identifier les premières intersections intéressantes.

Les prochaines collaborations pourront commencer simplement : une mise en relation entre un professeur et une entreprise, une problématique technique à explorer, un travail d’étudiant, un essai pilote ou l’évaluation du potentiel d’une technologie.

Car l’innovation commence parfois simplement par une rencontre entre des personnes qui, jusque-là, ne savaient pas encore qu’elles avaient de bonnes raisons de travailler ensemble.

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